L’interview

Claudia Rizet-Blancher répond dans cette interview aux questions les plus courantes qui lui sont posées depuis la publication de son livre « Une vie pour destin ». Elle invite les lecteurs à lui poser d’autres questions en commentaires s’ils le souhaitent.

Votre livre « Une vie pour destin » ne parle pas de votre intimité avec votre fils asperger comme le lecteur pourrait s’y attendre mais présente plutôt vos réflexions sur l’éducation des enfants. Pourquoi ?

J’ai été contactée en 2019 par un éditeur allemand qui avait découvert mon blog « Les Carnets de Claudia ». Il souhaitait publier l’ensemble de mes papiers sur l’éducation. Si un jour je dois publier ce que j’ai vécu en accompagnant mon fils ce sera avec lui, tout du moins avec son autorisation mais quand il sera plus âgé. Il s’agit de sa vie. Non de la mienne. J’ai déjà raconté, témoigné dans les grandes lignes ce qu’il avait vécu dans un article de blog et auprès de médecins. Pour l’instant, je n’en ferais pas plus même si j’ai très envie de partager dans un livre avec des spécialistes les soins choisis, le déroulement de ses apprentissages, etc… Peut-être un jour.

Dans « Une vie pour destin », vous parlez de la place de l’enfant dans la famille, de réincarnation, de spiritualité et d’amour. A la lecture de votre livre, on aimerait savoir si vous avez été élevé dans une famille très croyante.

Non pas du tout. Que ce soit aussi bien du côté maternel que du côté paternel c’est un sujet qui m’a toujours semblé tabou ou tout du moins qui était rarement abordé. Je suis née ainsi avec un amour profond pour la vie et un sentiment religieux très fort, mais qui est je crois inhérent à tous les êtres humains enfants. En revanche, nous n’avons jamais été empêché à la maison de nous intéresser aux religions. Mon frère, aujourd’hui désincarné, a même été jusqu’à faire le choix, l’année de ses 13 ans si je me souviens bien, d’étudier les Témoins de Jéhovah. J’ai été très influencée par l’amour de la vie de ma grand-mère maternelle qui a vécu avec un quart de poumon. Elle avait contracté la tuberculose. Je l’ai toujours vu rire, entendu chanter. Quant à son mari, que je considérais comme mon grand-père, il était communiste, végétarien et écolo avant l’heure. Ce couple m’a aidé à construire mes valeurs morales. Mon frère pensait la même chose. Je découvrirais adulte que ma grand-mère maternelle quant à elle commençait ses journées par une prière à Marie et qu’une de mes arrières-grands-mères maternelles était médium. Par ailleurs, je suis d »origine kanak et je n’oublie pas que la spiritualité est un des fondamentaux de la société Kanak.

Votre croyance en Dieu est tellement forte, vous avez beaucoup étudié. Avez-vous un jour songé à entrer dans les ordres, à aller vers la pratique régulière de la médiumnité ?

Les 2. Jeune adolescente, je me souviens d’un rêve extraordinaire où la Vierge m’était apparue. J’avais eu envie de rentrer au couvent à ce moment-là mais je connaissais les grandes lignes de ma présente vie : un enfant élevé seule, un conjoint qui arriverait dans ma vie plus tard. Même les lieux où je vivrais comme notamment l’Australie. Quant à la médiumnité, je crois que nous avons tous en nous cette aptitude qui nous permet d’être connectés au moins à nos guides. J’aimerais rajouter que ce n’est pas une croyance pour moi mais plus une connaissance que j’ai acquise au fil du temps et que je continue de développer.

Diriez-vous qu’il est plus facile d’élever, d’accompagner des enfants avec des soucis de santé, des troubles lorsqu’on est croyant ?

Oui et cela vaut pour tous les domaines. Comprendre que chacune de nos vies est un destin, comprendre que nous sommes ici pour progresser, comprendre les mécanismes de la réincarnation, nous permet d’avancer plus sereinement et ne pas se retrouver comme les papillons de nuit qui perdent tout sens devant la lumière en perdant pied devant les difficultés de la vie. Tout est plus facile.

Vous parlez d’outils pour nous aider à accompagner les enfants, parce que vous parlez d’accompagnement et non d’éducation : la numérologie, l’astrologie, l’étude du prénom. Comment peut-on choisir un prénom alors ?

En s’écoutant, en se faisant confiance, dans le silence. On peut déjà faire le tri en ne suivant pas la mode, en ne donnant pas systématiquement le prénom des grands-parents, etc…

Vous conseillez aux parents de fermer les livres, d’accompagner leurs enfants avec amour. C’est compliqué surtout de nos jours où pléthore de livres, de magazines sont publiés sur l’éducation et où les parents ont envie de donner un autre sens à l’éducation.

Lire Maria Montessori, oui, lire Françoise Dolto, oui, pour ne citer que les plus célèbres mais lire ce que d’autres ont compris de ces enseignements ne servira qu’à troubler les parents. Il vaut mieux aller à la source et mettre en place ses propres valeurs, avec son vécu, sa propre compréhension. Je crois que cela vaut d’ailleurs pour tous les domaines de notre vie. Il est primordial de connaître le développement cognitif de l’être humain enfant. Aujourd’hui, je crois que ce qui est le plus important est d’aider l’être humain enfant à grandir dans son époque, son environnement proche et de lui donner le meilleur exemple possible en étant exigeant et vigilant vis-à-vis de soi. Et tout cela sans oublier d’aimer son enfant.

Vous expliquez dans votre ouvrage que parfois les parents peuvent connaître des difficultés avec leurs enfants au niveau relationnel, que cela vient d’anciennes vies.

Oui. Nous venons pour la plupart d’entre nous dans un souci de progrès, avec bien souvent une volonté de « racheter » les erreurs commises, avec souvent de la culpabilité. Si les relations sont difficiles, compliquées, notre incarnation actuelle est une possibilité de reprendre tout à zéro. J’aime beaucoup cette idée de la page blanche : on efface, on réécrit une page de vie plus jolie, plus harmonieuse, avec plus de joie, d’amour, de tendresse. Nous avons beaucoup à apprendre de nos relations familiales que l’on soit parent ou enfant.

Et pour les parents qui ont perdu leurs enfants ? Comment explique-t-on cela du point de vue de la réincarnation ?

J’aime cette phrase qui dit « Nous ne vivons que ce que nous sommes capables de vivre ». Il se peut qu’une âme décide de revenir pour quelques jours, quelques mois, quelques années. Ils ‘agit d’un travail parfois à finir. Et seuls des parents, des mamans remplis d’amour sont capables d’accueillir ces courtes vies.

Vous avez choisi l’instruction en famille. N’est-ce pas trop compliqué ? Comment êtes-vous organisée ? Quels conseils donneriez-vous à de jeunes parents qui souhaiteraient cette scolarité pour leurs enfants mais qui ont des craintes pour leur avenir ?

J’ai été enseignante dans une ancienne vie et pour mieux accompagner Loulou je suis retournée sur les bancs de l’école en devenant éducatrice Montessori. J’ai également choisi de devenir animatrice de la méthode de communication Faber et Mazlisch. Faire l’école à la maison est un travail quotidien, non stop, un investissement de tous les jours mais on se rend très vite compte que tout est apprentissage et jeu. Je crois sincèrement qu’avoir des bases dans l’accompagnement des enfants est une nécessité pour tous les parents et encore plus pour ceux qui choisissent l’instruction en famille. Quant à l’avenir de leurs enfants, il n’y a pas de souci à se faire. Jean d’Ormesson n’a jamais été à l’école et cela ne l’a pas empêché de devenir Académicien.

Vous parlez beaucoup de l’amour, de la bienveillance dans l’éducation qu’il faudrait apporter aux enfants mais pourtant selon vous cela ne rime pas avec laisser faire.

Bien accompagner ses enfants suppose bien entendu de les aimer, les choyer mais également de leur permettre d’être des adultes capables de vivre dans de jolies conditions, de pouvoir s’épanouir. Pour cela il faut que les bases soient solides, que l’enfant grandisse avec des valeurs morales et spirituelles, qu’il se sente respecté. Je tiens à préciser que l’on peut avoir accompagné de la plus jolie des façons ses enfants et que malgré tout à l’âge adulte ils rencontrent des difficultés et aient du mal à se réaliser. C’est leur parcours de vie, ils ont des choses à travailler, ils doivent eux aussi progresser.

Comment résumeriez-vous la Vie ?

Chacune de nos vies est un destin. Nous avons choisi de nous réincarner pour progresser. Comme le disait Maria Montessori mais également Pierre Teilhard de Chardin, nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine et non le contraire. Beaucoup de confusions viennent du fait que nous pensons le contraire. Alors vivons, créons nos vies pour qu’elles soient le plus jolies, le plus évoluées, le plus harmonieuses possibles. Apprenons à vivre dans le beau. C’est cela que veut dire « Faire descendre le royaume de Dieu sur Terre », c’est rendre la Vie aussi jolie, belle, harmonieuse, joyeuse, propre, élégante, bienveillante que dans ce que nous sommes certains à appeler « Notre Demeure ».

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